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A propos des freinectomies

A propos des freinectomies
La présence de freins de lèvre ou de langue volumineux ou mal situés peut provoquer des malpositions dentaire ou engendrer des difficultés d'articulation chez les plus jeunes. Par le docteur Edouard Ouzen, chirurgien-dentiste à Vélizy-Villacoublay.

Il existe en général sept freins dans la cavité buccale mais leur nombre et leur forme peuvent varier.

Ce sont de petits muscles qui permettent de relier les lèvres et la langue aux os de la mâchoire.

Leur principale fonction est de conserver la langue et les lèvres dans une position fonctionnelle tout au long de la croissance de la mandibule et du maxillaire.


Le frein lingual (sous la langue) et le frein labial supérieur (au milieu de la lèvre supérieure, photo ci-dessus) vont avoir le plus d'influence sur la fonction de la langue et sur la position des dents.

Les anomalies de ces freins sont génétiques, elles sont présentes chez 5% de la population et touchent majoritairement les garçons.


On constate principalement deux types d'anomalies, soit le frein est atrophié, dans ce cas le patient peut avoir des difficultés à articuler ou à sourire, soit le frein est positionné de façon atypique. Il peut alors entraîner la formation de diastème, de dysharmonies dentaires et des récessions gingivales.

Lorsque le diagnostic est réalisé suffisamment tôt dans l'enfance, le traitement est généralement simple : il s'agit de réaliser une freinectomie.


C'est une petite chirurgie qui permet de resituer ou d'allonger le frein anormal.

Lorsque le diagnostic est effectué tardivement (à l’âge adulte) il faut souvent traiter également les pathologies que le frein aura entraîné (déchaussements, défaut de croissance du palais, occlusion atypique nécessitant un traitement orthodontique etc.). 

Article écrit par Edouard OUZEN Mardi 25 mars 2014